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Détoxiquer
votre organisme, nettoyer vos organes, votre foie, détoxiner
votre
côlon, vos intestins, votre estomac, désintoxiquer vos
reins,
votre nez, votre langue, vos oreilles, et le reste de votre organisme ?
Chiche
! Mon histoire personnelle (extraits) L'origine de Total Détox, toutes les techniques de détoxication pour une santé idéale Bernard Raquin, Éditions Guy Trédaniel Les raisons qui ont poussé Bernard Raquin, ancien gros (!) à écrire Total Détox, pour vous éviter des années de recherches vaines, de régimes de famine suivis de prises de poids, de frustrations, de déceptions, de culpabilité, de gêne, d'excuses bidon, et d'embonpoint... Mon histoire personnelle est peut-être aussi la vôtre ? Bébé, j’étais un gros poupon : le critère de l’époque était que les enfants devaient être potelés pour être en bonne santé. Ma mère, sur les conseils de médecins croyant bien faire, m’a fait avaler quantité de biberons d’eau sucrée… Et plus tard ce furent les bonbons pour récompenser mon obéissance relative. En grandissant, je me voyais gros, même si je ne l’étais pas encore. Question d’hérédité, me disais-je. Et c’est en partie vrai. « Tous les êtres humains naissent et demeurent libres en droit », mais certainement pas devant leur assiette ! Mieux vaut-il être gros et en bonne santé, ou mince et malade ? Le surpoids n’est pas une maladie, contrairement au discours des marchands de produits amincissants. Et la minceur n’est ni une vertu, ni un signe absolu de santé. Mais quel est votre poids de forme ? Si vous pouvez marcher une heure, monter cinq étages sans agoniser, et porter dix kilos de courses, vous avez sans doute un poids acceptable. Pourtant, avec le temps, vous avez grossi. Comment est-ce que je le sais ? Parce que, si vous êtes comme les trois-quarts des gens, vous avez suivi un régime amaigrissant. C’est une industrie florissante ! Et les publicitaires sont des gens fort habiles, pour nous vendre à prix d’or des poudres supposées palier les déficiences de nos choix alimentaires. Comme vous, j’ai testé des dizaines de régimes. J’ai « fait des efforts ». J’ai supprimé quelques aliments pendant quelque temps, les féculents, le pain, le fromage, le vin, le sucre. Ainsi, je finissais par viser juste dans la cible de la catastrophe ! Cela marchait, j’exultais ! Feu de paille… Hélas, heureusement plutôt, mon corps, manquant d’une substance que je ne pouvais identifier, finissait par provoquer une crise de boulimie, dans l’espoir que je finirais par ingurgiter le précieux nutriment dont il avait besoin. Sachez que si on le prive, le corps se nourrit de ses propres muscles (les vôtres), et si vous ne lui donnez pas assez de calcium (fruits et légumes permettant son assimilation, et non laitages comme le croit trop souvent), il risque d’être obligé de se servir dans… les os (votre squelette). J’ai bien sûr consommé telle poudre, tel liquide, telles gélules miraculeuses. Le miracle se produisait, c’est certain, dans… la publicité. Mais pas sur moi. Pourtant ces produits « scientifiquement étudiés » et fort coûteux auraient dû fonctionner mieux que de vulgaires tomates, de populaires artichauts, ou de prolétaires laitues ! Et pourtant, voici ma vérité : la laide pomme de terre, le chou pataud, et la poussive betterave sont les vrais mets divins. Mentalement, je me fixais un certain poids à ne pas dépasser. Ah, ce cher pèse-personne, ennemi du genre humain contemporain ! Évidemment, les années passant, ce « certain poids » se déplaçait et s’alourdissait. Un jour, on se trouve à cinq kilos de son poids idéal, puis à dix, puis à quinze. On décide alors que le poids idéal serait son poids normal, on ajoute une livre par an, plus la T.V.A. ! Et l’on se retrouve gêné dans la plupart des magasins de vêtements, quand la vendeuse nous dit en souriant que telle marque à la mode ne fait que jusqu’au 50… L’âge, n’est-ce pas, le travail, les soucis, et autres excuses. Je n’étais pas mal à l’aise à 99 kilos (mon record étant de 107 kg pour 1,74 m). Mais je me préfère aujourd’hui. J’ai fait comme vous, j’ai accepté, en regrettant de ne pas appartenir à la race des ogres, comme votre belle-sœur, capable de manger trois fois plus que vous sans prendre un gramme. Puis, toujours comme vous, je suis passé par une période de résignation… jusqu’à ce qu’une nouvelle publicité alléchante réveille le délicieux espoir ! Et rebelote pour le régime définitif, accompagné des témoignages éblouis des utilisateurs ravis… Le résultat fut, bien sûr, de grossir après chaque période de privation. Si vous suivez un régime, vous n’avez que trois possibilités : 1 %, 1 %, et 98 %. Vous avez bien lu : 1 % seulement des personnes ayant suivi un régime n’ont pas repris de poids dans les cinq ans suivants. L’Institut National de la Santé américain (National Institute of Health) a en effet déterminé que 1 % d’entre nous reste au poids allégé ; 1 % retrouve son poids d’avant le régime. Et 98 % des personnes auront gagné du poids. Que cette idée nous plaise ou non, c’est désormais scientifiquement établi : chaque régime pour maigrir nous conduit à récupérer notre poids, plus 5 ou 10 %... Cela signifie que suivre un régime amaigrissant conduit presque à coup sûr à l’embonpoint ou à l’obésité. C’est pourquoi, pour mincir durablement, la seule chose à faire est d’oublier les régimes, pour se préoccuper de ce qui rentre dans la bouche, et sur les moyens de le faire sortir. A quoi bon subir des privations pendant trois mois pour perdre six kilos, se sentir bien un mois, pour finalement reprendre huit kilos ? Donc, ne faites aucun régime : nettoyez votre corps, puis votre esprit, et la nature fera le reste, à son rythme. C’est d’ailleurs logique : nous avons vécu pendant des centaines de milliers d’années en subissant des périodes de vaches maigres et de vaches grasses, dont parlaient déjà les Sumériens voilà plus de cinq mille ans. Tantôt c’était l’abondance, on se gavait, on accumulait ce qu’on pouvait. Puis, tôt ou tard sévissait la disette, et l’on maigrissait en vivant sur ses réserves. Si vous privez votre corps, il est programmé pour interpréter qu’il s’agit d’une période de famine, et stocke en conséquence. Vous avez remarqué que la quantité d’urine et de selles sont variables, en fonction de la quantité d’aliments avalés, la température extérieure, ou les efforts fournis. Des naufragés sur des radeaux, sans nourriture, finissent par ne presque plus uriner, et n’éliminent plus de selles. Vous vous privez ? Votre corps élimine moins. Il s’adapte en permanence. Il peut assimiler ou rejeter des quantités fort variables, selon ses propres critères, sur lesquels nous n’avons guère de contrôle. Mettez-le donc en condition de décider par lui-même de ce qu’il peut rejeter sans crainte de manquer. Fournissez-lui des aliments vivants chaque jour, et il finira par comprendre qu’il n’a plus besoin de remplir de gros greniers dans votre ventre, vos fesses et votre poitrine… Personnellement, je ne me préoccupe ni des calories, ni des hydrates de carbone, ni des vitamines. D’autant que chaque aliment contient différents nutriments, qui les rend efficaces. Par exemple, une orange contient des dizaines de substances naturelles, et pas seulement de la vitamine C. Je me préoccupe uniquement de veiller à maintenir une bonne proportion d’aliments crus. Alimentation : que manger ? Si on ingère de la nourriture vide (sucres, graisses, farine et riz blancs), le corps interprète cela comme une famine (absence de nourriture vivante). Il continue donc à stocker. D’autant que les recherches démontrent que manger de la nourriture vivante aide justement à éliminer la graisse. N’est-ce pas merveilleux ? Manger, même peu, de la nourriture morte, et le corps s’encrasse. Manger, abondamment, de la nourriture vivante, et le corps se désintoxique. Vous avez sans doute remarqué que les produits industriels ou très cuits, comme les glaces, les frites, le pain blanc, le riz soufflé, les corn flakes, les chips, les crackers, et les sodas, provoquent une sorte d’ivresse et de bien-être, suivie d’une petite déprime. Beaucoup d’entre nous réagissent comme des drogués légers. Le corps est euphorisé par une substance toxique, puis vit une « descente » désagréable, avant de ressentir un manque qui le conduit à choisir à nouveau les produits intoxicants. Observez les enfants et les adolescents. Après avoir bu du soda et mangé des hamburgers, des pizzas, des sucreries, des « céréales » industrielles, des yaourts ou laits sucrés, ou des barres chocolatées, ils sont pleins d’énergie pendant quelques minutes, puis plus fatigués qu’avant de manger. La prochaine fois que vous vous gavez de frites et de bière, gavez-vous utile : vérifiez quels aliments provoquent en vous ce bien-être débouchant sur une fatigue ou une déprime, et vous aurez une bonne piste pour améliorer votre vie quotidienne. De nombreux produits industriels contiennent du glutamate, masqué par des appellations trompeuses. Et pas seulement dans les restaurants chinois : dans les chaînes de restauration, la sauce déjà préparée en contient, comme les poudres destinées à fabriquer les sodas dans les fast-foods contiennent de l’aspartame. Si la liste des ingrédients est trop longue, le produit sera long à digérer ! Si vous ne comprenez pas les mots grecs ou latins écrits sur l’étiquette, votre estomac ne les comprendra pas non plus ! Imaginez le bonheur de vos intestins lorsqu’ils voient que vous choisissez à l’étal du marchand des quatre saisons des mots chargés de tendresse, tels que « tomates, olives, origan, betterave, chou rouge, romaine, belle de Noirmoutier, cresson ». Imaginez leur contraction lorsqu’ils voient que vous choisissez des produits dont les ingrédients ressemblent à ceux que vous utilisez pour repeindre votre garage… « Encore ces saletés, il va encore falloir se mettre en grève pour lui faire comprendre qu’on n’en peut plus de ce régime… » Sommes-nous devenus schizophrènes ? D’un côté, nous déplorons la détérioration de l’environnement, tout en prenant des accents de poète pour décrire les beautés de la nature. Et de l’autre, nous détériorons le seul environnement qui nous soit propre, notre corps… Fuyez bien sûr l’aspartame, considéré par beaucoup comme un produit hautement toxique. S’il est chauffé, l’alcool de bois qu’il contient se transforme en formaldéhyde puis en acide formique, de la même classe que l’arsenic. Cela peut provoquer des douleurs articulaires, des crampes, des spasmes, des pertes de mémoire, une altération de la vision et même la dépression. C’est pourquoi le retour à l’équilibre vital passe par l’élimination de tous les produits allégés et produits de régime. Aucun de ces poisons alimentaires n’est immédiatement dangereux, mais cette accumulation progressive dans l’organisme devrait préoccuper chacun d’entre nous. Le fonctionnement de l’organisme face aux édulcorants explique pourquoi ils font grossir : « Étant donné que les sucres lents sont bloqués par l’arrivée de ce « sucre » rapide et qu’il ne contient pas de calories, l’organisme fait des appels paniques : on a faim pendant quarante à quatre-vingt-dix minutes, et l’on mangera n’importe quoi pour calmer cette faim. L’aspartame et les produits « light » qui en contiennent déclenchent un mécanisme qui finalement fait grossir. » Que préfère votre corps ? Faites cette expérience : mangez un vrai repas traditionnel : cassoulet, ou steak frites, ou rizotto, ou omelette espagnole, avec du pain, du fromage, un dessert. Voyez comment vous vous sentez. Le lendemain, mangez trois hamburgers, des frites de fast-food, une glace et un soda. Et voyez la différence ! Vous réveillez-vous de bonne humeur ? Mais il y a plus dramatique encore : sur les premiers kilos perdus lors des régimes de famine, la moitié consiste en muscles… C’est-à-dire que vous vous privez de la possibilité de brûler les graisses par le travail musculaire naturel. Heureusement, notre corps est moins fou que notre tête : lorsqu’on l’a bien tourmenté, il constate que sa masse musculaire a dangereusement fondu, que les carences se multiplient un peu partout, et il s’empresse de nous faire engloutir tout ce qui se trouve dans le réfrigérateur, pour assurer sa survie !
À force de chercher, donc de me tromper, j’ai eu une « révélation ». Simple, évidente. Comment n’y avais-je pas songé plus tôt ? Il ne sert à rien de perdre du poids ! Il ne sert à rien de compenser un surpoids, en obligeant le corps à digérer des produits bizarres, en le maltraitant, si on n’a pas réglé le problème à la source. Maigrir ? Rien de plus facile, je l’ai fait des dizaines de fois. Mais maigrir est inutile, car cela ne dure pas. D’après Wayne Callaway, de la célèbre clinique Mayo, la plupart des gros et les deux tiers des obèses ne sont pas des mangeurs excessifs. Au contraire, ils sont au régime quasiment en permanence, et sautent fréquemment des repas. Et 85 % des gens ne peuvent tout simplement pas perdre du poids en réduisant les calories ingérées. Étonnant, n’est-ce pas ? Mais logique : ce qui importe, ce ne sont pas les calories, mais la vitalité de l’alimentation. Comparer les calories d’une bouteille de soda, d’une crème glacée, d’une portion de frites ou de pizza, avec les calories contenues dans les tomates, les raisins, les amandes, semblera sans doute un jour ridicule. Ce serait comme comparer les qualités nutritionnelles d’un litre d’eau et d’un litre de pétrole. Une autre constatation tend à renforcer cette évidence : le surpoids n’est pas un problème de pays riches, comme on le croit très souvent. On trouve de nombreux Africains, Sud-Américains et Asiatiques obèses, même s’ils n’ont pas encore atteint le « haut degré de civilisation d’obésité » de l’Occident. Par exemple, quantité d’Indiens, même végétariens, sont grassouillets ou gros. Ils abusent du riz blanc, de la farine de blé, de graisses, de fritures et de sucres. Certains, victimes de croyances d’origine religieuse, ne consomment ni carottes, ni ail, ni oignon… c’est-à-dire se privent des meilleurs aliments anti-cancer. L’ail stimule la circulation sanguine : c’est un antiseptique, cholagogue, hypotenseur, anti-arthritique, anti-cancer, diurétique, antibactérien et vermifuge. L’oignon est aussi un antiseptique. Il aide à lutter contre le diabète, les problèmes intestinaux, glandulaires, digestifs, respiratoires, les rhumatismes, l’artériosclérose, et l’obésité. Quant aux carottes, elles protègent les muqueuses gastrique et intestinale, et sont dépuratives, anti-anémiques ; de plus elles facilitent la vision diurne et nocturne. Une cure d’une semaine de jus de carotte, obtenue par centrifugeuse ou extracteur de jus, est une bonne habitude trimestrielle. Plus des trois-quarts de la nourriture consommée par les Américains est industrielle. Il reste donc moins d’un quart pour les pommes, les tomates ou les bananes (pourtant industrialisées aussi)… De plus, chacun consomme chaque année plus de cinq kilos d’additifs alimentaires. A cela s’ajoute une intoxication massive aux « vitamines » chimiques, la folie des produits « light » (parmi les principaux responsables de l’obésité) et des édulcorants qu’ils contiennent, suspectés d’être cancérigènes ; la frénésie de sodas, de pain blanc, de glaces, de snacks divers, et de pilules-miracle sensées compenser leur diète carencée. Croire que des cachets de vitamines équivalent à ce que nous apportent les fruits semblera un jour d’une incroyable sottise. Sans oublier la haine de la graisse, pourtant indispensable à la construction de nos cellules. Il semble, au contraire, que plus on supprime la graisse de l’alimentation – la graisse vivante, celle contenue dans le lait complet, le beurre, la viande, les arachides, les avocats – plus on grossisse. Je suis de ceux qui préfèrent manger une tranche de jambon avec la graisse, plutôt qu’une « tranche de jambon de poulet allégé reconstitué » ! Et d’autres pays, comme l’Europe, l’Inde, et bientôt la Chine, s’efforcent de rattraper l’Amérique pour prendre la tête de ce cauchemar planétaire : la nourriture vidée de toute trace de vie… Dans le reste de l’Occident, chacun consomme chaque année au moins un kilo de conservateurs divers, de nombreux pesticides et produits chimiques. Les Français, à cause d’une Sécurité sociale laxiste, sont les champions de l’absorption de médicaments. Sans oublier les particules avalées avec l’air pollué, qui encrassent notre peau et nos poumons. Les conservateurs ne sont pas toujours signalés sur les étiquettes, certains produits – comme le vin et la bière – bénéficiant de dérogations. Les produits artificiels sont-ils éliminés par la respiration, le foie, les reins, les intestins et la peau ? La réponse est nuancée : non, non, et non ! Ne sachant que faire de ces substances artificielles, le corps les stocke dans les intestins, sous forme de calculs dans le foie et les reins, et le reste va encroûter les artères et les veines. Les organes saturés ne peuvent plus exercer correctement leur mission primordiale. Ionisation, irradiation et chauffage à haute température contribuent à achever toute trace de vitalité. Chercher de la vie sur Mars ? Fort bien. Mais si nous en cherchions plutôt dans notre assiette ? Détail macabre : les cadavres retombent moins vite en poussière, à cause de tous les conservateurs ingérés. Mais comment ces produits agissent-ils de notre vivant ? Est-il étonnant que les maladies se développent si vite ? Qu’en est-il exactement du Sida, de la maladie d’Alzheimer ou autres maladies dégénératives ? Je ne parlerai même pas des vaccins qu’on nous inflige, surtout en France, dix ou trente fois plus que dans les autres pays européens. Le surpoids, ou la santé déficiente, est facile à comprendre. Le réalisateur américain Morgan Spurlock a d’abord subi de nombreux examens médicaux, attestant sa bonne santé. Puis, sous l’observation de trois médecins et d’un nutritionniste, il a mangé trois fois par jour dans une célèbre chaîne américaine de fast-food. Chaque fois que la serveuse le lui proposait, il devait choisir le menu « Super Size ». Après quelques jours, les vomissements survinrent. Puis son foie se détériora, sa libido chuta, il alterna migraines et dépression. Son documentaire, « Super Size Me » (Moi Super Taille), dénonce aussi les écoles où l’on nourrit les enfants de pizzas, de hamburgers et de crèmes glacées, et où même la lecture est subventionnée par les chaînes de restauration rapide. Même si vous pesez deux fois le poids « normal », c’est-à-dire le poids moyen d’une population donnée, ou si vous êtes malade depuis toujours, ne désespérez pas. Vos organes libérés vous libéreront aussi bien qu’ils le peuvent. C’est une Américaine, spécialiste du jus d’herbe de blé, qui affirme : « Après plus de vingt ans passé à donner des conseils à des cancéreux, je sais que, contrairement à l’idée reçue, on peut guérir de n’importe quel genre de cancer. Cependant, je pense quant à moi que l’on ne pourra jamais trouver un « traitement » de ce problème redouté, parce qu’en fait on ne peut pas le soigner. C’est l’organisme même du cancéreux qui doit se guérir lui-même, exactement de la même manière que tout organisme parvient à se guérir d’une blessure, de contusions ou d’un simple rhume. » Fournissez du bon grain à vos poules, et elles vous donneront de beaux œufs. En lui offrant des enzymes et des vitamines, c’est-à-dire des aliments crus, votre corps retrouvera sa vitalité. Mangez de la vie, vous serez vivant. Si des briques de votre maison sont détériorées, les colmater avec du sable ne servira à rien. Il faut les changer. Or ce sont les aliments qui construisent les briques de notre corps. Les cellules de notre estomac ne vivent que quelques jours ; celles de notre peau, deux ou trois semaines ; celles de notre sang, deux à trois mois. La peau se renouvelle toutes les cinq semaines, et notre squelette tous les trois mois. Des études médicales démontrent que 98 % des atomes de notre corps sont remplacés chaque année. Et que changer de nourriture, méditer, se relaxer, prendre soin de soi, peut éviter des opérations cardiaques. Comment est-ce possible ? Si je reprends la métaphore de la maison, chaque fois que des briques détériorées (cellules mortes, déchets, fibres) sont évacuées, vous les remplacez par des briques neuves (fruits et légumes crus). La différence, c’est qu’il ne s’agit pas de briques inertes : vos cellules sont des organismes complexes, en relation avec des millions d’autres organismes. Elles échangent en permanence des informations. Votre corps est comme une fourmilière dont chaque membre sait ce qu’il a à faire, au service de la collectivité. Leur seul but est de vous maintenir vivant (et non survivant), d’assurer votre énergie et de vous défendre contre les maladies. N’ayez donc qu’un seul but quand vous passez à table : leur apporter la vie, sous forme d’aliments crus. Si les crudités ne vous inspirent pas, cela signifie que votre langue, votre foie et sans doute votre côlon sont gravement intoxiqués. Ne vous inquiétez pas, vous saurez les nettoyer prochainement... Aujourd’hui, puisque vous avez l’amabilité de me faire confiance, vous allez nettoyer aisément vos poumons, votre sang, votre peau, votre langue, votre nez, vos fosses nasales, vos oreilles, vos yeux, votre bouche, vos pieds, votre estomac, vos intestins, votre côlon, votre foie, votre vésicule biliaire, vos reins… et votre esprit. Votre santé est pour moitié le résultat de ce qui entre dans votre corps, pour moitié le résultat de ce qui entre dans votre esprit. Et surtout, ce qui reste après que vous ayez éliminé ce qui est inutile ou nuisible. Nous ne sommes pas ce que nous mangeons, mais ce que nous gardons. Mais attention : n’essayez pas de pratiquer la cure nature avec votre volonté, souvent trop précaire. Le but de ce livre n’est pas de vous exhorter à « prendre de bonnes résolutions », ni à « faire des efforts » pendant quelque temps. Le but est de régénérer, autant que possible, chacun de vos organes. Votre esprit donnera la direction, vous suivrez les méthodes indiquées ; puis votre corps et votre inconscient feront le travail à votre place. Vos organes décideront ce qui est bon pour eux, quand ils en seront de nouveau capables. Que vous soyez gros ou malade, ou que vous souffriez de dépression, de fatigue chronique, de perte de vitalité, d’impuissance, de constipation, de douleurs «itinérantes», vous avez tout à gagner en prouvant à votre corps que vous l’aimez tel qu’il est. Cette cure n’est en contradiction avec aucune théorie médicale, elle s’appuie au contraire sur des recherches médicales ou empiriques. Elle s’accorde aussi à toute croyance religieuse. Les rares substances naturelles que vous avalerez seront aussitôt éliminées : sel non raffiné, sulfate et chlorure de magnésium, un peu d’argile et de charbon végétal… Suivez simplement avec rigueur le programme indiqué, et les premiers résultats vous inciteront à continuer. Nous disposons d’une très grande réserve de connaissances, inventées, perfectionnées et diffusées au cours des trente mille dernières années. Ce n’est certes pas par hasard si, parmi les bases de la santé naturelle traditionnelle, on trouve les quatre éléments sacrés des religions : l’eau, la terre, l’huile et le sel… Comme vous le voyez, vous avez dans votre cuisine le nécessaire thérapeutique ! Vous continuerez à manger ce qui vous plaît, et à ne pas manger ce qui ne vous plaît pas. Pourquoi ? Parce que tous les régimes alimentaires conviennent à l’être humain. L’intégrisme est inutile. On peut être carnivore, végétarien, semi végétarien, ne manger que des fruits, et se bien porter. Il n’existe aucune règle universelle ; c’est ce qui explique que chacun puisse inventer une théorie et obtenir des résultats… convenant à un certain groupe, mais jamais généralisables. Tout dépend de ce qu’on nous a appris à considérer comme dégoûtant ou attirant, et de ce qu’ont mangé nos ancêtres. De plus, nous n’avons pas la même capacité d’assimilation du riz, du blé, du lait, du fromage, du maïs, des pommes de terre, des fritures. Comme vous allez retrouver votre instinct, vous saurez de mieux en mieux quel type d’aliments vous convient. Pourtant, vous aurez parfois envie de déguster ces aliments industriels, de la pizza aromatisée à l’aérosol à l’ail, au fromage produit dans d’immenses cuves en inox, à la pâte ultra-raffinée, aux tomates élevées dans de la laine de roche… ...et au goût délicieux ?
L’excès de privations entraîne une focalisation sur la nourriture. Voilà l’une des raisons psychologiques de l’obésité : plus l’on pense qu’il faut maigrir, plus l’on pense à la nourriture, plus l’on grossit… Ce n’est pas par hasard si les gros se privent en permanence, obtenant le résultat opposé à celui qu’ils espèrent. Cela entraîne le yo-yo pondéral, les périodes d’anorexie suivies de périodes de boulimies. Recherchez plutôt l’équilibre, le bon sens, et le plaisir. Savez-vous qu’existaient en France voilà un siècle sept mille variétés de pommes, contre seulement quelques unes aujourd’hui ? Voulons-nous transformer la planète en une vaste cantine disposant de quinze plats seulement ? L’évolution c’est la variété, et non la banalité. Éliminons la monotonie de notre assiette, et nos idées seront plus colorées ! (Lire le texte complet dans Total Détox, toutes les techniques de détoxication pour une santé idéale sans excès de poids, 287 pages)
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